Extension

Surélévation ou extension : comment choisir ?

6 min de lecturePar Miran Construction

Vous avez besoin d’une chambre supplémentaire, d’un bureau, d’une suite parentale ou d’un espace de vie plus grand, mais vous souhaitez rester dans votre maison ?

Deux solutions sont souvent envisagées : agrandir au sol avec une extension ou créer un niveau supplémentaire grâce à une surélévation.

Les deux permettent de gagner des mètres carrés, mais elles répondent à des contraintes très différentes.

Extension : agrandir la maison horizontalement

Une extension consiste à créer une nouvelle construction reliée à la maison existante.

Elle peut permettre d’agrandir le séjour, de créer une suite parentale, un bureau ou une nouvelle pièce de vie.

Son principal avantage est de permettre une liaison relativement naturelle avec le rez-de-chaussée.

En contrepartie, elle consomme une partie du terrain et nécessite de nouvelles fondations. Découvrir notre service Extension de maison

Surélévation : créer de la surface sans réduire le jardin

La surélévation consiste à ajouter tout ou partie d’un niveau au-dessus du bâtiment existant.

Elle peut être particulièrement intéressante lorsque le terrain est petit ou lorsque les règles d’implantation limitent les possibilités d’agrandissement horizontal.

Mais elle impose une question fondamentale : la construction existante peut-elle supporter les nouvelles charges ?

Murs, planchers et fondations doivent être analysés avant de valider le projet.

Extension : on agrandit au solVolume créé, nouvelles fondationsJardin réduitSurélévation : on ajoute un niveauNiveau créé, structure à vérifierJardin préservé
Schéma de principe : le volume créé est en bronze. L’extension prend sur le terrain, la surélévation sollicite la structure existante.

Les critères pour choisir

1. La surface disponible sur le terrain

Si vous disposez d’un jardin suffisamment grand et que le PLU permet l’extension, agrandir au sol peut être pertinent.

Sur une parcelle étroite ou déjà fortement construite, la surélévation permet au contraire de préserver davantage d’espace extérieur.

Mais la présence physique de place dans le jardin ne signifie pas automatiquement que l’on peut construire : emprise au sol, recul, implantation et autres prescriptions du PLU doivent être contrôlés.

2. La structure de la maison

C’est l’un des principaux critères pour une surélévation.

Ajouter un étage augmente les charges supportées par le bâtiment. Il faut donc examiner la structure et les fondations existantes.

Une extension au sol crée généralement ses propres fondations, même si la liaison avec la maison existante reste un point technique essentiel.

3. L’organisation intérieure

Une extension permet souvent de prolonger directement une pièce existante.

La surélévation nécessite de créer une circulation verticale : l’emplacement de l’escalier doit donc être intégré au projet, avec la perte de surface correspondante.

Le choix ne doit pas uniquement être architectural. Il faut réfléchir à la manière dont les occupants utiliseront réellement les nouveaux espaces.

4. Quel projet coûte le moins cher ?

Il est impossible de désigner systématiquement l’une des deux solutions comme moins chère.

Une extension nécessite terrassement et fondations mais peut présenter une structure relativement simple.

Une surélévation évite d’occuper davantage de terrain, mais peut nécessiter des études structurelles, des renforcements, une modification de toiture et des interventions complexes sur l’existant.

La comparaison doit donc être réalisée sur un projet concret.

5. Les règles d’urbanisme

Extension et surélévation peuvent être soumises à déclaration préalable ou permis de construire selon leur surface, leur localisation et les caractéristiques du projet.

Dans une zone urbaine couverte par un PLU, certaines extensions jusqu’à 40 m² peuvent relever d’une déclaration préalable, sous réserve notamment des règles liées à la surface totale après travaux ; au-delà, un permis peut être nécessaire.

Le recours à un architecte devient notamment obligatoire dans certaines extensions soumises à permis lorsque la surface de plancher totale dépasse 150 m². Voir dans quels cas l’architecte est obligatoire sur Service-Public

6. Le terrain

Pour une extension, les caractéristiques du sol sont déterminantes pour les fondations.

La réglementation relative au retrait-gonflement des argiles prévoit d’ailleurs des dispositions particulières pour les projets de construction ou d’extension en zones d’exposition moyenne ou forte. Voir la fiche Géorisques sur le retrait-gonflement des argiles

Extension ou surélévation : le comparatif

CritèreExtensionSurélévation
Utilise le terrainOuiTrès peu
Nouvelles fondationsGénéralementPas nécessairement, mais existantes à vérifier
Impact sur toitureVariableImportant
Escalier nécessaireNon en plain-piedGénéralement oui
Étude de l’existantOuiParticulièrement importante
Autorisation urbanismeSelon projetSelon projet

Repères généraux : chaque projet doit être étudié sur la maison et le terrain concernés.

Extension de maison en maçonnerie réalisée par Miran Construction à Lardy, baies vitrées posées
Extension réalisée par Miran Construction à Lardy : gros œuvre terminé et baies posées.

Comment prendre la bonne décision ?

Commencez par répondre à quatre questions : combien de mètres carrés souhaitez-vous créer ? Quelle surface de terrain pouvez-vous sacrifier ? Que permet le PLU ? Et quelle est la capacité de la structure existante ?

Ce n’est qu’après cette analyse qu’il devient pertinent de comparer les deux solutions financièrement.

Miran Construction accompagne les projets d’extension et de transformation de maisons en Essonne, notamment à Viry-Châtillon, Massy, Palaiseau, Athis-Mons, Savigny-sur-Orge et Longjumeau.

Vous hésitez entre extension et surélévation ?

Miran Construction peut étudier votre maison et votre projet afin d’identifier les travaux nécessaires.

Questions fréquentes

Vos questions sur extension

Les réponses aux questions que l'on nous pose le plus souvent sur ce sujet. Un doute subsiste ? Parlons-en de vive voix.

  • Non. La faisabilité dépend notamment de la structure, des fondations et des règles d’urbanisme.
  • Non. Le régime dépend notamment de la localisation, du PLU, de la surface créée et de la surface totale du bâtiment après travaux.
  • Pas nécessairement. Une comparaison fiable nécessite d’étudier les deux projets dans leur ensemble.
  • Cela dépend notamment de l’autorisation nécessaire et de la surface de plancher totale après travaux. Le seuil de 150 m² joue un rôle important pour les particuliers.